Voyage Down Under


Avec la démocratisation du transport aérien, nous ne sommes séparés de nos voisins australiens, que par 1000€ !

Voyage au bout du monde pour tout oublier, tout abandonner ou volonté de découvrir les plages superbes, la barrière de corail de l’autre côté du monde : un tel voyage est nécessairement un moment marquant et laisse à celui qui en revient un souvenir profondément gravé.

Fort de ce constat, c’est avec un enthousiasme paroxystique que j’achète un billet pour retrouver un de mes meilleurs compagnons de vie : parti rependre ses études passé 30 ans à 17000 km de la France.

De l’enthousiasme, il en faut car atteindre le paradis azuré a toujours un prix : ici, ce prix c’est surtout du temps : 24 heures de vol qui vous emmène à Sydney après quelques heures « pour faire le plein du bolide à Hong Kong ». Je ne peux que conseiller Air France et la Qantas sur ce voyage où chaque centimètre pour caser ses grandes jambes et chaque minute d’un bon film sont précieux pour tuer ce temps de voyage sous-utilisé.

Heureusement, je pars bardé de tout ce qui peut m’aider : pc portable chargé en batterie et en films pour tenir le plus longtemps possible, appuie-tête méga confort, valise de cabine organisée comme une trousse de médecin pour y trouver : son stick à lèvres desséchées par la climatisation à 18°, sa bouteille d’eau, ses médicaments pour lutter contre le mal des transports, un bon livre de Stephan Zweig parlant d’amour frustré…

Et au bout du périple, viens cette moiteur d’un temps tropical qui associe chaleur et humidité : les 30 degrés de Sydney qui contrastent furieusement avec les  -10 de mon départ de Paris. J’imaginais Sydney plus sec et au temps plus ensoleillé mais très vite, un sentiment de détente et de plaisir me saisit, je sens le repos et la langueur des vacances m’envahir, mes tracas sont loin, mon corps est détendu et chacun de mes muscles apprécie la tranquillité que lui laisse l’esprit apaisé.

Trajet en taxi – court et bon marché (30 dollars) pour rejoindre le centre et  Surry Hills où j’ai le plaisir de revoir le visage bronzé de cet ami que j’ai attendu de retrouver avec impatience à chaque minute de mon voyage dans l’avion !!

Il se tient là, on s’embrasse, on est heureux, on est gênés (après tout, on est des hommes et donc finalement peu entrainés à être démonstratifs et à l’aise avec des sentiments aussi mignons soient-ils !!)

En quelques heures, l’année de séparation se dissipe comme une brume légère sous les rayons du soleil et notre amitié retrouve ses marques dans tous ces lieux propices aux rêveries : la baie de Sydney, Opera House, le jardin Botanique, la City…

 

  

 

Et surtout sur cette île cernée de toute part par l’océan : obligation de rendre hommage au surf et aux surfeurs : Direction North Bondi, haut lieu du surf !…et accessoirement de drague homosexuelle locale.

On s’étale de la crème, on envisage les voisins, on admire les plus sexys, on rit de ceux moins gâtés, le soleil me chauffe, je suis définitivement le plus blanc et le moins charpenté parmi ces descendants de bagnards élevés au culte du corps, à la salle de sport et aux milkshake surprotéinés !!…

Aucun problème, je suis si bien que rien ne viendra gâcher mon plaisir de vacancier… Après étalage de l’après soleil, c’est le début de la tournée des bars : Stonewall, Midnight Shift et plus tard Arc. L’Australie est un pays au haut niveau de vie où les soirées sont chères mais où elles sont furieusement bonnes.

On y rencontre une grosse communauté de français qui vous accueillent et vous intègrent  avec joie. Les Australiens sont curieux, intrigués par ce grand voyageur qui leur rappelle – pour la plupart – les bons moments qu’ils ont vécu en Europe.

En 3 jours avec l’aide de notre « fixeur local » nous sommes des habitués et nous profitons de cette vie  nocturne qui mêle encore plus que dans les autres pays du monde : drague, alcool, danse et… Spectacle !!

Spectacles qui ne manquent pas puisque le business des Drag Queen est, selon toute vraisemblance –  la deuxième industrie du pays ! Pas un club, pas un show, pas un tirage de bingo sans son show de drag au nom évocateur : Penny Tration, Tora Hymen ou autre Portia Turba…

On pense avoir vécu le meilleur mais il semblerait qu’une autre ville australienne ose disputer à Sydney la place de meilleure nuit d’Océanie : MELBOURNE ! Nous volons demain pour rejoindre la deuxième ville du pays : Doliprane au réveil et taxi : Melbourne nous voilà !!

 

© WebMaster FEI

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