La cuisine indienne : des saveurs plein les papilles


L’Inde est empreinte de spiritualité. Le pays regorge de traditions ancestrales, et toute chose – vêtement, chant, décoration… – porte en elle le poids de ces us et coutumes. La cuisine n’y échappe pas, et tend à favoriser un subtil équilibre entre le corps et l’esprit. Focus sur cet art culinaire, savoureux… Mais pas que !

 

Des saveurs, des couleurs, et des vertus

Si l’on nous dit « cuisine indienne », on s’imagine déjà en train de déguster du riz basmati et du poulet au nappage savamment préparé, le tout accompagné d’un naan au fromage. Le – grossier – tableau que l’on se fait de la cuisine indienne est vrai, mais on connaît mal les dessous de cette cuisine si particulière.

En réalité, tout est une question de dosage et d’équilibre. Les nutriments de chaque ingrédient sont combinés de façon réfléchie pour que le résultat soit délicieux, et que les bienfaits médicinaux des condiments soient libérés. Véritables plats alicaments – qui soignent – les plats indiens sont aussi bons que beaux. Et le plat n’est pas seulement « goûtu », il est dosé de façon presque scientifique.

 

Epices Indiennes

Du nord au sud de l’Inde : un éventail culinaire

 

Du fait de sa grande taille, l’Inde abrite moult habitudes alimentaires. Dans le Sud, il a été question, pendant des siècles, de manger sur une feuille. Tous les repas tournent autour du riz, et des plats principalement végétariens l’accompagnent. Dans certaines régions, comme notamment au Dekkan, le riz est remplacé par du millet ou du tapioca. Dans tout le Sud, la noix de coco est consommée en abondance, et dégustée à toute heure de la journée. Enfin, on y boit beaucoup de café au lait.

 

Le nord de l’Inde est très différent, à commencer par la consommation de thé, qui est la boisson principale de ce côté-ci du pays. Le riz n’est plus le met principal ici, car on lui préfère le blé, qui est consommé en galettes appelées chapatis. Mais ce qui fait la réputation de la cuisine du Nord, c’est la cuisson au four traditionnel appelé le tandoor. Que ce soient des crustacés, de la viande ou du poisson, tout est mariné avant d’y être enfourné ; c’est ce que l’on appelle la cuisson tandoori.

 

L’importance du végétarisme

Il est vrai qu’en Inde, une grande partie du peuple ne consomme pas de viande, et plutôt par obligation. En effet, c’est un met onéreux qui est souvent cuisiné de façon exceptionnelle. De plus, les religions dictent les habitudes alimentaires dans le pays. Ceux qui pratiquent le jaïnisme par exemple, sont connus dans le monde entier pour être des végétariens extrêmes. En plus de ne pas manger de substances animales, les racines sont également bannies. Leur consommation pourrait nuire à un animal en creusant la terre. Ils ne mangent pas non plus d’ail ni d’oignon, qui sont vus comme des excitants inutiles. En revanche, les parsis – adeptes du parsisme – aiment savourer le dhansak, une viande de poulet – ou d’agneau – accompagnée, entre autres, de potiron, d’aubergine, de riz caramélisé et d’épices.

Enfin, les règles culinaires sont ancestrales, et un Indien ne doit manger que si le contenu de son assiette a été cuisiné par un membre de sa caste ou d’une caste supérieure ! Oui, pour les Indiens, la cuisine est tout bonnement SA-CREE !

 

Recette du riz sauté aux épices dans un wok

Et si on essayait une recette indienne à la maison ? La base de l’alimentation étant le riz, on se lance dans une recette simple et succulente qui va épater nos amis et nous faire de bons petits plats à glisser dans notre bento et se régaler au travail. Attention, on risque fort de prendre goût à cette cuisine pleine de surprises !

 

riz-basmati

 

Préparation : 15 min – Cuisson : 10 min – Pour 4 personnes

Chauffer un gros fond d’huile dans un wok. Y faire revenir deux feuilles de laurier, deux bâtonnets de cannelle, quatre grains de cardamome, quatre clous de girofle et six de poivre noir, puis ajouter un oignon et faire frire jusqu’à brunissement avant de verser dans le mélange deux tasses de riz Basmati que l’on remuera jusqu’à ce qu’il soit bien luisant. On laissera ensuite bouillir le tout dix minutes dans deux fois son volume d’eau salée ; on couvrira et on mettra le plat au four pendant vingt minutes. Il ne restera plus qu’à séparer les grains avec une fourchette et servir !

 

Bon appétit les travelers !

 

Laissez un commentaire