J’ai la poisse en voyage…mais j’insiste et je repars quand même (6 bis) 4


En Indonésie, je suis bien arrivée à Bali… mais pas mon sac.

 

Et voilà, je clos la série avec la première galère, l’épisode initial, celui qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, et qui pourtant ne m’a pas alertée sur le moment.

C’était donc mon premier grand voyage, l’Indonésie, en octobre 2000. A l’époque, je n’avais pas les moyens d’avoir peur de l’avion, et mes compagnons de voyage non plus. Nous partons donc avec Garuda Airlines, la compagnie indonésienne (blacklistée depuis, mais vraiment pas chère à l’époque !). Après 30 heures de voyages, une escale interminable à Francfort et une seconde à Bangkok, nous voilà arrivés à Bali.

 

Bien groggys, nous attendons pour récupérer nos sacs. Et évidemment, le seul qui n’arrive pas est le mien. Décontenancée, je me rends au comptoir des bagages. Un employé pianote sur son ordinateur et me rassure : votre sac est resté à Francfort, il arrive par le prochain vol. Ragaillardie je souris et lui dis que pas de problème, je vais donc attendre. Ah non me répond-il, le prochain vol est dans deux jours. Ah. Bon, ben je reviendrai alors. Nous voilà donc bloqués deux jours à Kuta.

 

Pour bien imaginer mon désarroi, il faut prendre en compte le fait que nous sommes partis de Paris en automne, donc avec un jean, des bonnes chaussures de rando, un pull et une veste. Et nous arrivons à Bali juste avant la saison des pluies, il fait très chaud et très humide. La copine avec qui je suis partie mesure 15 centimètres de plus que moi et chausse du 40 quand je fais du 36. Deux jours dans ses fringues, ça ne va pas vraiment le faire (j’ai quand même tenté le coup, mais essayez de marcher avec des Bensimon 3 fois trop grandes et on en reparlera).

 

Bon heureusement c’est Bali, et c’est facile de s’acheter une paire de tongs et un paréo. Enfin, deux jours après, délivrance, je retourne à l’aéroport rechercher mon sac. Ce qui n’est pas aussi simple que ça pourrait le paraître. En effet, il faut un billet d’avion pour pénétrer dans l’aéroport… Et le gendarme / vigile à l’entrée ne veut rien savoir. Je fais donc ma première (et pour l’instant dernière) expérience du backchich, et parviens enfin à arriver jusqu’à la zone de livraison des bagages. L’angoisse durera jusqu’au bout : mon sac est le dernier à sortir ! Mais ça y est, je l’ai, et le périple peut commencer.

 

Conclusion : le voyage a été une révélation, même si au milieu j’ai été vraiment malade, au point de laisser un toubib indonésien me faire une piqûre en pleine cambrousse sans comprendre du tout ce qu’il m’injectait. Je suis rentrée à Paris avec quelques kilos en moins, et l’envie de repartir dès que possible.

J’ai aussi fais plein de chouettes photos que je ne pourrai pas vous montrer car à l’époque j’avais un appareil argentique.

 

Je vous donne rendez-vous dans quelques mois, j’aurai sans doute quelques nouvelles anecdotes à vous raconter à mon retour de Jamaïque.

 

Pascale

 


Laissez un commentaire

4 commentaires sur “J’ai la poisse en voyage…mais j’insiste et je repars quand même (6 bis)