J’ai la poisse en voyage…mais j’insiste et je repars quand même (6/6)


Quelques mots sur l’auteure – Pascale Luca :
J’ai découvert que j’aimais voyager à 26 ans, lorsque sur un coup de tête je suis partie avec des amis un mois en Indonésie. C’était il y a plus de 11 ans, et depuis j’ai refait mon sac à dos chaque fois que je le pouvais, malgré un tempérament anxieux et une peur irrationnelle de l’avion. Au rythme d’un ou deux voyages par an j’ai accumulé beaucoup de bons souvenirs. Et, comme tout le monde, j’ai connu quelques galères, parfois cocasses, parfois stressantes, mais qui se sont toujours bien terminées. J’espère réussir à vous faire sourire en vous les racontant ici.

 

Episode 6 : En Thaïlande, j’ai failli tomber d’un éléphant.

 

Ca faisait plusieurs fois qu’on avait l’occasion de faire une balade à dos d’éléphant mais on n’avait jamais franchi le pas. Cette fois là, à côté de Chiang Mai, on s’est décidés.

Ca a l’air gentil et placide un éléphant. Eh ben non ! Et en plus, c’est haut !

 

Nous étions un groupe de huit, deux par éléphant. Nous montons les derniers. Si on se fie aux mesures ultra-sécuritaires auxquels nous sommes habitués en Europe, cette balade en éléphant serait interdite aux moins de 18 ans. Et si elle avait lieu aux Etats-Unis, l’organisateur ferait signer une décharge pour que sa responsabilité ne soit pas engagée en cas de chute.  Et il aurait bien raison ! Le « siège » est une planche en bois recouverte de toile cirée. En guise de protection : rien devant nous, et sur les côtés et l’arrière, une cordelette.

Notre éléphant est badin, il va à son rythme. Il a faim et s’arrête souvent pour manger. A ce tempo, on perd vite les 3 autres. Cela ne semble pas perturber le cornac outre mesure, mais soudain, il décide que ce train de sénateur n’a que trop duré et qu’il faut rattraper notre retard. Manque de bol, le terrain est accidenté, et il prend sa décision en haut d’une descente. Il se met à piquer l’éléphant avec frénésie. Celui-ci accélère. Le cornac pique de plus en plus. L’éléphant se met à courir. Et quand vous êtes sur un éléphant qui court en descente, je vous jure que vous ne faites pas le malin. Parce que la toile cirée qui recouvre la planche sur laquelle vous être assis vous fait dangereusement glisser vers l’avant. Et pour vous retenir, un seule solution : agripper de toutes vos forces les cordelettes qui vous cisaillent les mains. A en avoir les bras tétanisés. 10 minutes comme ça, et vous ne rêvez plus que d’une chose : insulter le cornac et descendre de ce satané éléphant !

 

Conclusion : j’ai eu des courbatures de folie pendant trois jours. La prochaine fois que je fais une balade à dos d’éléphant, ce sera dans la Beauce, au moins c’est plat.

 

 

J’espère que vous avez aimé ces récits de voyage.
A Bientôt,

Pascale

 

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