J’ai la poisse en voyage…mais j’insiste et je repars quand même (1/6) 4


Quelques mots sur l’auteure – Pascale Luca :
J’ai découvert que j’aimais voyager à 26 ans, lorsque sur un coup de tête je suis partie avec des amis un mois en Indonésie. C’était il y a plus de 11 ans, et depuis j’ai refait mon sac à dos chaque fois que je le pouvais, malgré un tempérament anxieux et une peur irrationnelle de l’avion. Au rythme d’un ou deux voyages par an j’ai accumulé beaucoup de bons souvenirs. Et, comme tout le monde, j’ai connu quelques galères, parfois cocasses, parfois stressantes, mais qui se sont toujours bien terminées. J’espère réussir à vous faire sourire en vous les racontant ici.

 

Episode 1 : En Afrique du Sud, j’ai gonflé

 

Quitte à faire la première allergie de sa vie, autant  la faire loin de chez soi, de son médecin, de sa pharmacie habituelle. Et histoire de pousser le concept jusqu’au bout, pourquoi ne pas la faire au bout du monde, littéralement.

L’histoire commence au Cap, en Afrique du Sud, fin janvier. A l’époque de l’année où la tendance est à la peau blafarde en France. Au cap, il fait 25 degrés, un grand soleil et une légère brise. Cocktail idéal pour rougir sans même sans s’apercevoir. En voyageuse aguerrie, j’oublie le premier jour ma crème solaire dans la chambre. Flème de revenir, tant pis. Balade dans la ville, sur la plage, le vent fait oublier le soleil. Et dans l’après-midi, visite hommage à Roben Island, la prison où fut enfermé Mandela pendant plus de 25 ans (un lieu plus qu’émouvant soit dit en passant). Rien de tel que deux heures en bateau et la réverbération pour transformer un coup de soleil naissant en coup de soleil carabiné. Les jours suivants, j’ai retenu la leçon, je me tartine de crème solaire la journée, de biafine le soir.

 

Deux jours après, nous quittons Cape Town, en route vers la pointe la plus au sud de l’Afrique, le cap de bonne espérance. Une pause café en chemin, et mon ami un peu étonné me demande si je n’ai pas mal aux yeux, ils dont un peu gonflés. Mais non, je ne sens rien. Nous repartons, halte à boulder beach pour admirer les pingouins (il n’y a pas que des lions en Afrique du Sud). Une bonne heure de route et quelques babouins plus tard, ça y est, nous arrivons aux abords du Cap de bonne espérance. On roule encore un peu, grand parking, on marche un peu à pied, et le bout du monde est là, sous nos yeux. La rencontre entre deux océans, l’Atlantique et le Pacifique. L’immensité devant nous. Photo-souvenir oblige, j’enlève mes lunettes de soleil et découvre la mine horrifiée de mon ami « Euh, tu es sure que tu n’as vraiment pas mal aux yeux ? Parce que là, c’est carrément gonflé quand même ». Ca commence à m’inquiéter cette histoire. Je trouve les toilettes et me regarde dans le miroir : grosse montée d’angoisse, elephant man c’est moi ! Je ne me reconnais même pas tellement le pourtour de mes yeux est enflé, de même que le haut du nez et le début du front. Je crois bien que je suis en train de faire un oedeme, et je ne pas du tout ce que je dois faire et comment ça risque d’évoluer, panique totale ! Impossible de profiter de la beauté du lieu, je n’ai plus qu’une idée en tête, partir au plus vite et avaler l’heure de route avant la première pharmacie. Qui me confirmera en souriant qu’il s’agit d’une banale allergie au soleil, qu’une crème apaisante et en bon anti-isthaminique suffiront, et qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

 

Conclusion : je n’ai même pas profité de l’un des plus beau endroits où j’ai jamais mis les pieds, je me suis vue finir mes vacances à l’hôpital et j’ai ressemblé à Elephant man toute une journée à cause d’un banal coup de soleil.

 

Ca ne m’a pas empêchée de prendre quelques photos.

 

A bientôt pour de prochains épisodes!
Pascale

 


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